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Bordeaux Primeurs 2018 - Notes et commentaires

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Les notes de JM Quarin en PDF

Le millésime selon JM Quarin

2018, le miracle Bordelais

Julien-V.-A. Vogel de retour de Bordeaux

Julien-Vincent-Amédée Vogel Julien-Vincent-Amédée Vogel

Le millésime 2018 est grandiose ... mais pas partout !

Il aura éprouvé les nerfs des vignerons de bout en bout, avec ses conditions climatiques extrêmes. Né sous tension, le millésime 2018 s’annonce finalement à l’heure des vinifications comme « inédit, de très belle qualité, avec une maturité parfaite pour tous les cépages, et des vins alliant concentration, rondeur et équilibre, qui raviront les consommateurs et inscrivent assurément 2018 parmi les grands millésimes du XXIe siècle. »

Je reviens de Bordeaux et j'ai eu la chance de déguster, entourés de négociants ou journalistes, quelques 100 crus. 

Pour mémoire, en ce millésime 2018, le vignoble a dû endurer une période de pluie d’une exceptionnelle longueur, de novembre à juillet (plus d’une année de pluie tombée en six mois et demi), ayant engendré par endroits une forte pression phytosanitaire, notamment de mildiou. La situation s’est ensuite radicalement inversée avec un été très chaud et ensoleillé, voire caniculaire.

A l’approche des vendanges, cette belle conjoncture s’est poursuivie, avec de faibles précipitations qui ont permis de vendanger sans urgence, à la carte, et un contraste entre les journées chaudes et les nuits fraîches favorable à la concentration aromatique et phénolique. Seul point noir, des épisodes de grêle localisés et fulgurantsayant malheureusement causé çà et là d’importantes pertes de récolte.

2018, l’étoffe des grands partout, dans toutes les couleurs

En blanc, 2018 est un « millésime à la très belle expression aromatique, les vins sont mûrs, avec un fruit extraordinaire, mais parfois un peu chaleureux ».

En rouge, les vendanges, commencées avec les merlots autour de la mi-septembre, se sont généralisées autour du 20-22 septembre et achevées globalement autour du 5 octobre. Les terrains avec de l’argile et/ou du calcaire tirent leur épingle du jeu, eux qui se sont gorgés d’eau à la période humide pour la redistribuer lors de la sécheresse estivale. En ce millésime 2018, les baies plutôt petites mais aux peaux épaisses et mûres ont libéré une impressionnante couleur. Autre fait marquant de ce 2018, car rare : grâce au beau temps dès la fin juillet, une belle maturité des pépins, très bruns, presque noirs, qui amènent lors de l’extraction, des tanins ronds, garants d’une matière longue et fraîche. Les rosés 2018 sont « charmeurs et gourmands au nez, sur le bonbon anglais, la fraise et la banane Tagada, acidulés, avec un bel équilibre entre ampleur et fraîcheur en bouche. »

En rouge, à condition de ne pas avoir exagéré l’extraction, le rendu est soyeux. Les vins « plaisir » d’entrée de gamme sont « très élégants sur les petits fruits rouges et noirs (cassis, groseille, framboise) et affichent en bouche un mélange de fraîcheur et de rondeur. » Les rouges « premium » offrent au nez « une belle complexité sur les arômes de petits fruits rouges et noirs (cassis, groseille, framboise, myrtille, mûre, cerise) et des touches de réglisse. Les rouges « ultra premium », marqués par la même parenté d’arômes au nez, offrent, en plus de la rondeur et de l’ampleur des « premium » une spectaculaire fraîcheur en bouche, et une belle longueur. Très élégants, ils « donnent envie d’y revenir ».

Du côté des blancs liquoreux, la botrytisation s’est fait désirer, assez tardive du fait du temps chaud et sec, mais s’est accélérée avec la survenue des pluies mi-octobre. 2018 séduit par ses arômes d’agrumes (citron, orange), de fruits à noyaux (abricot) et exotiques (fruit de la passion), et ses touches de fruits confits. En bouche, « ils présentent les traits des grandes années de liquoreux avec de jolis équilibres, entre concentration, volume, finesse, netteté aromatique et longueur, le tout, sans aucune lourdeur. »

Il faut néanmoins noter une production réduite sur certaines régions. Certains châteaux l'annoncent, d'autres pas. Les vignes travaillées en biodynamie ont beaucoup souffert principalement de l'humidité en début de saison.

Plus personellement, j'ai été très impressionné par une chose essentielle à mes yeux.

Il me semble que les châteaux osent à nouveau produire des crus à leur image et non plus des crus correspondant à certains styles standards demandés par un certain critique aujourd'hui en retraite.
Malgré la richesse du millésime, certains châteux offrent une finesse et des structures subtiles que je me souviens avoir tellement aprreciées avant les folles années 2000...

La campagne devrait débuter autour du 14 avril... Vous pouvez néanmoins d'ores et déjà nous faire part de vos voeux et réservation ICI

Bordeaux est de retour ... et nous en sommes heureux.

Cordialement,

Julien-V.-A. Vogel

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